Écouter un proche : la méthode en cinq temps
Ce qui aide réellement quelqu'un qui va mal, et ce qui lui nuit sans qu'on le veuille.
1. Demander avant de parler
« Tu veux que je t'écoute, ou que je te propose des solutions ? » Les deux réponses sont légitimes, mais les mélanger décourage.
2. Ne pas corriger
Sauf demande explicite, éviter : les conseils (« tu devrais »), la comparaison (« moi je fais »), le minimising (« ça va aller »), la positivité forcée (« pense à ce qui va bien »).
3. Refléter
Reprendre ce que l'autre a dit, avec tes mots : « si je comprends bien, c'est surtout le côté impuissant qui te pèse ? » C'est souvent là que la personne se sent enfin entendue.
4. Supporter le silence
Le silence après une phrase importante n'est pas un vide à meubler. Attends.
5. Proposer un pas concret
Parfois « t accompanies-moi au rendez-vous ? » vaut mieux que n'importe quel conseil.
Quand cela ne suffit pas
Si la personne a des idées suicidaires, si elle parle de perdre le contrôle, ou si tu as peur pour elle : ce n'est plus du soutien ordinaire. Appelle le 3114 avec elle, ou le 15. Chercher à être le seul soutien n'est ni réaliste ni souhaitable.